Le Tchad reçoit 160 millions de dollars pour renforcer l’accès à l’eau et la résilience climatique

Mise à jour le 22 juin 2026

La Banque mondiale a approuvé un don de 160 millions de dollars de l’IDA en faveur du Tchad pour améliorer la sécurité de l’eau et l’adaptation des populations au changement climatique. Le projet PASER doit aider les communautés les plus vulnérables à faire face aux sécheresses, inondations, déplacements forcés et tensions liées aux ressources naturelles.

Un projet ciblé sur les zones fragiles

Le Projet d’appui à la sécurité de l’eau et à la résilience au Tchad (PASER) vise à renforcer l’accès à des infrastructures et services essentiels plus résistants aux chocs climatiques. Il soutiendra aussi la gestion durable des ressources, le renforcement des capacités locales et l’amélioration des conditions de vie dans les provinces les plus exposées.

Une partie du financement, 80 millions de dollars, provient de la Fenêtre pour les communautés hôtes et les réfugiés. Le projet s’aligne sur le plan Chad Connexion 2030 – Programme 15, qui cherche à passer d’une réponse humanitaire à une approche de développement et de résilience.

Une réponse aux pressions sur l’eau

Pour la Banque mondiale, l’accès à l’eau devient un enjeu central de stabilité dans un contexte où plus de 1,3 million de réfugiés soudanais ont trouvé refuge dans l’est du Tchad. L’institution estime que cette opération peut contribuer à restaurer la confiance des populations et à réduire les facteurs de fragilité liés aux disparités régionales et aux conflits autour des ressources.

Selon Farouk Mollah Banna, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, l’investissement doit aider à restaurer l’accès à l’eau tout en renforçant la confiance en l’avenir. Hawa Cissé Wagué a, de son côté, souligné que ce type d’investissement peut servir de levier de paix et de prévention dans un des contextes les plus fragiles au monde.

Des retombées pour un million de personnes

Le projet devrait bénéficier à environ 1 million de personnes, dont plus de la moitié sont issues des communautés hôtes et réfugiées. Les femmes représentent 50,6% des bénéficiaires attendus, et le programme couvrira les provinces accueillant des réfugiés ainsi que N’Djamena et d’autres localités vulnérables.

Cette opération s’inscrit dans une logique de résilience de long terme, en combinant développement, inclusion et stabilisation dans les zones les plus exposées du pays.

Source : Banque mondiale, communiqué du 18 juin 2026 sur le projet PASER au Tchad.

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