Francophonie économique : l’OIF mise sur le français comme levier d’affaires en Afrique

Mise à jour le 17 juin 2026

À Bruxelles, Khalid El Bernoussi, chargé des affaires économiques à la Représentation de l’OIF auprès de l’Union européenne, a défendu l’idée que la langue française constitue un atout majeur pour faciliter les échanges et les affaires en Afrique. Son intervention s’inscrivait dans la IIe édition de la FIEDA, organisée du 5 au 7 juin 2026 à Tour & Taxis, au cœur de la diaspora africaine.

La langue française comme passerelle

Pour l’OIF, le français n’est pas seulement une langue de culture, mais aussi une langue de travail, de négociation et d’affaires. Khalid El Bernoussi a rappelé qu’environ 400 millions de locuteurs sont répartis sur les cinq continents, ce qui fait du français la quatrième langue la plus parlée dans le monde et l’une des plus visibles sur Internet.

Selon lui, cette réalité donne à la Francophonie un rôle stratégique pour rapprocher des marchés géographiquement éloignés mais liés par des réseaux, des références et des intérêts communs.

Des missions économiques francophones

L’OIF utilise cette dynamique linguistique pour soutenir concrètement les échanges économiques. Khalid El Bernoussi a expliqué que l’organisation organise des missions économiques et commerciales afin de mettre en relation des entreprises de l’espace francophone et de faciliter la création de partenariats à l’international.

Depuis 2022, six missions de ce type ont déjà été organisées, la dernière ayant eu lieu au Gabon début avril 2026. La septième est annoncée pour octobre 2026 à Djibouti.

Femmes, jeunes et diaspora

Le responsable de l’OIF a aussi mis en avant deux programmes ciblés. Le premier, « La Francophonie avec elles », soutient l’autonomisation économique des femmes et aurait déjà bénéficié à près de 100 000 femmes dans 36 pays depuis 2020.

Le second, « D-CLIC : formez-vous aux métiers du numérique », vise les jeunes et les femmes pour renforcer leurs compétences numériques. Plus de 20 500 jeunes de 19 pays auraient déjà été formés, avec un objectif de 30 000 bénéficiaires d’ici à 2027.

Une diaspora jugée stratégique

Khalid El Bernoussi a enfin insisté sur le rôle central de la diaspora africaine, qu’il a décrite comme un acteur stratégique dans la réalisation de ces objectifs. La FIEDA, avec ses stands, ses rencontres et ses panels, a ainsi servi de vitrine à cette Francophonie économique en action.

 

Source : Bruno Fanucchi pour AfricaPresse.paris, Khalid EL BERNOUSSI (OIF) à Bruxelles : « La langue française constitue un atout majeur pour faciliter échanges et affaires en Afrique », 13 juin 2026.

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