Réunis à Paris les 29 et 30 avril 2026 dans le cadre de la présidence française du G7, les ministres en charge du développement ont plaidé pour une refondation des partenariats internationaux et une réforme de l’architecture mondiale du financement du développement. Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et la baisse historique de l’aide publique au développement, les discussions ont mis en avant la nécessité d’une coopération plus efficace, plus inclusive et mieux adaptée aux besoins des pays les plus vulnérables.
Le groupe AFD a pris part aux réflexions en mettant en avant une approche élargie du financement du développement, au-delà de la seule aide publique au développement (APD). Dans son rapport ODA and Beyond, l’AFD plaide pour une meilleure prise en compte de l’ensemble des flux qui contribuent au développement durable, y compris les financements privés, les garanties, les cofinancements et les ressources intérieures. L’objectif est de mieux mesurer l’impact réel des actions de développement et de renforcer les partenariats mutuellement bénéfiques.
Les ministres ont réaffirmé la solidarité envers les pays les plus vulnérables, avec l’idée de concentrer les ressources concessionnelles là où elles sont les plus nécessaires, tout en modernisant le cadre des partenariats internationaux. Ils ont aussi insisté sur l’importance des corridors économiques, de la coordination entre institutions de développement et de l’implication accrue du secteur privé pour accompagner les transitions économiques et sociales.
Source : Article de l’Agence française de développement (AFD), « G7 développement : réinventer les partenariats internationaux et la solidarité », publié sur AFD.fr, 7 mai 2026
