Alors que l’agriculture contribue à près de 5 % du PIB mauritanien mais reste vulnérable aux chocs climatiques et aux contraintes structurelles, l’Agence Française de Développement intensifie son engagement pour soutenir la sécurité alimentaire du pays. L’initiative s’inscrit dans un contexte où les exploitations familiales, notamment dans les filières riz, lait et maraîchage, font face à des difficultés d’accès aux intrants, aux marchés, au crédit et aux infrastructures de base — autant de facteurs qui accentuent l’insécurité alimentaire.
La Mauritanie a affiché l’ambition de parvenir à l’autosuffisance en riz d’ici 2029. Pour y contribuer, l’AFD accompagne une série de projets et d’approches intégrées visant à augmenter la productivité des terres, à développer les filières agricoles locales et à renforcer les infrastructures agropastorales. Ces interventions sont également conçues pour soutenir la protection sociale des ménages ruraux, notamment dans les périodes de soudure alimentaires.
Des projets concrets sur le terrain
Parmi les appuis de l’AFD, des projets d’amélioration de la sécurité alimentaire et de relance de l’agriculture irriguée dans les régions du Gorgol et du Guidimakha favorisent la restauration des terres dégradées, l’installation d’infrastructures hydro-agricoles et l’accès à des services d’appui technique pour les agriculteurs locaux. Ces actions visent à renforcer les capacités de production agricole tout en adaptant les pratiques aux défis climatiques.
D’autres initiatives, telles que celles soutenant la prévention des conflits liés aux ressources naturelles dans les zones transfrontalières, mettent l’accent sur le développement économique durable et l’amélioration des filières de production, tout en renforçant la cohésion sociale dans les zones rurales.
Une approche intégrée pour réduire la vulnérabilité
L’AFD déploie une assistance qui lie développement agricole, résilience face aux effets du changement climatique et inclusion des populations vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes ruraux. Cette approche globale s’appuie aussi sur la collaboration avec les autorités locales et les acteurs de la société civile pour ancrer durablement les progrès en matière de sécurité alimentaire.
