La Banque mondiale a approuvé, le 19 mai 2026, un projet de 100 millions de dollars pour améliorer les conditions de vie et l’accès aux services essentiels dans le district des Montagnes, à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Baptisé COSO West, ce projet doit bénéficier à environ 1,8 million de personnes en élargissant l’accès à des services de base inclusifs et à de nouvelles opportunités économiques.
Réduire les disparités régionales
Malgré la bonne santé globale de l’économie ivoirienne, l’ouest du pays reste marqué par de fortes inégalités. Dans le district des Montagnes, la pauvreté rurale atteint 54%, tandis que l’accès à l’eau courante reste très faible, avec 9,5% des ménages concernés au niveau du district et seulement 0,6% dans les zones rurales. Le projet vise à réduire ces écarts en intervenant dans 35 sous-préfectures des régions du Tonkpi, du Guémon et du Cavally.
Selon Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, l’objectif est de faire en sorte que la croissance nationale se traduise par des améliorations concrètes dans la vie quotidienne des populations. Le projet prévoit notamment des infrastructures résilientes dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’eau potable.
Soutenir l’emploi et les revenus
COSO West prévoit aussi des subventions ciblées pour soutenir les moyens de subsistance d’environ 46 000 bénéficiaires, dont 27 000 jeunes et 15 000 femmes. Ces appuis doivent aider les populations à lancer ou développer des activités génératrices de revenus durables.
Le projet entend également renforcer les économies locales à travers des investissements dans les infrastructures de chaîne de valeur, comme les installations de stockage et les unités de transformation. Ces équipements doivent stimuler les filières agricoles, créer des emplois et ouvrir de nouvelles opportunités commerciales dans les communautés concernées.
Une approche centrée sur les communautés
S’appuyant sur l’expérience du projet COSO Nord, cette nouvelle phase place les populations locales au centre de la prise de décision. Un indice de ciblage géospatial sera utilisé pour orienter les interventions vers les zones les plus vulnérables, afin de mieux répondre aux besoins prioritaires.
Le projet ambitionne aussi de renforcer la gouvernance locale et la cohésion sociale. À ce titre, il prévoit de porter à 30% la part des femmes dans les postes de direction des comités de développement villageois, structures chargées de la mise en œuvre au niveau local.
Un accès accru aux services essentiels
Au total, COSO West doit permettre à environ 1,8 million de ruraux vulnérables d’accéder à des services de base et à des activités génératrices de revenus. Le projet prévoit également d’étendre les services d’eau de base à au moins 360 000 personnes.
Par cette initiative, la Banque mondiale veut contribuer à combler le retard de développement de l’ouest ivoirien et à faire en sorte que la croissance économique bénéficie davantage aux populations les plus vulnérables.
Source : Banque mondiale, communiqué de presse n° 2026/072/AFW, 19 mai 2026.
