À Kinshasa, lors du segment politique de haut niveau consacré au financement du secteur de l’éducation et de la formation, Ambroise Tshiyoyo, vice-président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), a plaidé pour un enseignement davantage tourné vers les besoins réels du pays. L’objectif affiché est clair : mieux préparer les jeunes aux exigences du marché du travail et contribuer à la résorption du chômage.
Un plaidoyer pour une éducation plus utile à l’économie
Intervenant dans le premier panel, Ambroise Tshiyoyo a mis en avant la nécessité de renforcer la cohérence entre les investissements dans l’éducation et les priorités économiques nationales. Il a rappelé que l’engagement du secteur privé dans l’éducation doit être considéré comme un investissement stratégique, et non comme une simple aide.
Cette orientation rejoint une préoccupation plus large : réduire l’écart persistant entre les compétences formées et les besoins exprimés par les entreprises, les ONG et les administrations.
Le secteur privé comme acteur stratégique
Le rôle du secteur privé a été repositionné au cœur des échanges, dans une logique de responsabilité partagée. Ambroise Tshiyoyo a appelé à des actions concrètes alignées sur les priorités sectorielles et sur le Pacte partenarial, tout en estimant que les cahiers des charges des entreprises devraient mieux orienter les investissements structurants en faveur de l’éducation.
Cette approche s’inscrit dans une vision où l’investissement privé peut contribuer à améliorer la qualité, la pertinence et l’impact du système éducatif.
Une réponse au chômage des jeunes
Le plaidoyer de la FEC intervient dans un contexte où le chômage des jeunes demeure un défi majeur en RDC. Plusieurs analyses soulignent que le système éducatif et de formation reste insuffisamment connecté au marché du travail, ce qui fragilise l’insertion des diplômés.
Dans ce cadre, l’appel à un enseignement orienté vers les besoins réels du pays met en avant une priorité partagée par de nombreux acteurs : faire de la formation un levier plus direct d’employabilité, de compétitivité et de développement économique.
Un enjeu de réforme structurelle
Les échanges tenus à Kinshasa rappellent qu’au-delà du financement, la question centrale reste celle de l’orientation du système éducatif. Les interventions ont souligné la nécessité de mieux aligner politiques publiques, investissements et attentes du marché, afin de construire un modèle plus durable et plus inclusif.
Dans cette perspective, la réforme de l’éducation et de la formation apparaît comme un levier décisif pour renforcer le capital humain et améliorer les perspectives d’emploi des jeunes Congolais.
Source : DosEco, “RDC : Ambroise Tshiyoyo plaide pour un enseignement tourné vers les besoins réels du pays pour résorber le chômage”
