Seychelles : la Banque africaine de développement approuve un prêt de 34 millions de dollars pour soutenir les réformes économiques

Mise à jour le 25 septembre 2026

Le Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 22 septembre 2026, un prêt de 34 millions de dollars aux Seychelles. Ce financement doit soutenir la résilience économique du pays, améliorer les services publics, renforcer les opportunités pour le secteur privé et accompagner la transition vers une croissance plus verte et inclusive. Il constitue la troisième et dernière phase du Programme d’appui à la résilience économique et à la relance verte (ERGRSP-III).

Approuvé par le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) le 22 septembre 2026 à Abidjan, le prêt de 34 millions de dollars vise à accompagner plusieurs réformes structurantes aux Seychelles.

Le programme ERGRSP-III s’articule autour de trois domaines complémentaires : la gouvernance économique et la gestion des finances publiques, l’amélioration de l’environnement des affaires et le renforcement de la résilience climatique.

Cette troisième phase s’inscrit dans la continuité des deux précédentes, financées chacune à hauteur de 25 millions de dollars en 2024 et 2025. Avec ce nouveau financement, le soutien total du Groupe de la BAD au programme atteint 84 millions de dollars sur les trois phases.

Moderniser les services publics et faciliter les démarches des entreprises

Une partie du programme est consacrée à la modernisation de la gestion des finances publiques et à la transformation numérique des services de l’administration.

Les réformes prévues comprennent notamment la mise en place de la facturation électronique à des fins de conformité fiscale ainsi que d’un système national de passation électronique des marchés publics.

Le programme prévoit également la création d’un portail unique consacré aux investissements et d’un centre de services aux entreprises, destinés à faciliter l’accès des investisseurs et des entrepreneurs aux autorisations et aux différents services administratifs.

Ces mesures doivent contribuer à améliorer l’environnement institutionnel dans lequel évoluent les entreprises et à réduire certaines barrières administratives liées à l’investissement et au développement d’activités économiques.

Des résultats déjà enregistrés sur les précédentes phases

La BAD souligne plusieurs avancées enregistrées dans le cadre des premières phases du programme.

Les recettes issues des entreprises et autres recettes fiscales sont ainsi passées de 6,4 % du PIB en 2023 à 8,2 % en 2025. Les services publics numériques ont également progressé de 10 % entre 2023 et 2024.

Par ailleurs, la croissance du crédit au secteur privé a atteint 12,1 % en 2024, dépassant la cible fixée pour 2026 dans le cadre du programme.

Ces évolutions constituent le point de départ de la troisième phase, qui entend poursuivre les réformes engagées tout en renforçant les conditions nécessaires au développement du secteur privé.

La croissance verte au cœur du programme

Le financement comporte également un volet consacré à la transition écologique et à la résilience climatique.

Le programme prévoit notamment d’accompagner la planification à long terme du secteur de l’électricité, la planification spatiale marine, le renforcement de la réglementation relative aux produits chimiques dangereux ainsi que des réformes institutionnelles dans le secteur agricole.

Ces orientations revêtent une importance particulière pour les Seychelles, petit État insulaire dont l’économie reste exposée aux risques climatiques et fortement dépendante de secteurs sensibles aux évolutions environnementales, notamment le tourisme et la pêche.

Emploi, compétences et inclusion économique

ERGRSP-III prévoit également des mesures portant sur l’emploi et le développement des compétences, ainsi que sur la mise en place progressive d’un cadre national relatif au salaire minimum vital.

Cette dimension complète les mesures économiques et environnementales du programme en intégrant les enjeux liés au capital humain et à l’inclusion dans la stratégie de croissance du pays.

Pour le secteur privé, le renforcement des compétences et l’amélioration de l’environnement réglementaire constituent des conditions importantes pour accompagner la création d’activités et l’évolution des modèles économiques.

Un environnement plus favorable à l’investissement privé

À travers ce nouveau financement, la Banque africaine de développement accompagne donc les Seychelles dans une démarche combinant réformes institutionnelles, transformation numérique, soutien au secteur privé et résilience climatique.

La mise en place d’outils numériques pour les services publics, la simplification des démarches liées à l’investissement et la modernisation des procédures de commande publique peuvent notamment contribuer à améliorer les relations entre l’administration et les entreprises.

Cette approche rejoint les enjeux auxquels sont confrontés de nombreux États africains : créer un environnement économique plus favorable à l’initiative privée tout en renforçant la capacité des économies à faire face aux chocs climatiques et extérieurs.

Source Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) – communiqué du 23 septembre 2026.

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