Union africaine : l’OIF renforce les compétences des cadres francophones en environnement multilatéral

Mise à jour le 21 octobre 2026

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en collaboration avec la Commission de l’Union africaine (CUA) et l’Université Senghor d’Alexandrie, a organisé en octobre 2026 une formation certifiante destinée à une quinzaine de fonctionnaires francophones de l’Union africaine. Cette initiative vise à renforcer leurs compétences en leadership, en communication et en coopération, au service d’une action institutionnelle plus efficace dans les organisations multilatérales.

Organisée durant la première quinzaine d’octobre 2026, cette formation s’inscrit dans la mise en œuvre du mémorandum d’accord signé en novembre 2025 entre l’OIF et la Commission de l’Union africaine, consacré au renforcement des capacités et à la promotion du multilinguisme au sein de l’institution.

D’une durée de 50 heures, le programme a bénéficié à une quinzaine de fonctionnaires francophones exerçant au sein de la CUA et du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Cette initiative s’inscrit également dans le cadre du projet de l’OIF « La langue française, langue internationale », qui vise notamment à consolider les capacités des cadres francophones évoluant dans les institutions multilatérales, confrontés à des enjeux diplomatiques, politiques et organisationnels complexes.

Leadership, communication et coopération au cœur du programme

Déployée selon un format hybride, la formation a débuté en ligne le 1er octobre 2026, avant de se poursuivre en présentiel du 13 au 16 octobre au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Animé par des experts de l’Université Senghor et des professionnels expérimentés, le programme privilégiait une approche pratique, adaptée aux réalités du travail multilatéral.

Les participants ont notamment travaillé sur plusieurs compétences transversales essentielles à l’exercice de leurs responsabilités :

  • le leadership opérationnel et la coordination des équipes ;
  • la collaboration et la pensée critique ;
  • la communication interpersonnelle et institutionnelle ;
  • la conduite et l’animation de réunions ;
  • les interactions dans des environnements multiculturels ;
  • la négociation, la prise de décision et la représentation institutionnelle.

L’objectif est de compléter l’expertise technique des cadres par des compétences humaines et professionnelles nécessaires à la conduite de projets collectifs et au fonctionnement des institutions internationales.

La Francophonie, un levier de coopération au sein des institutions africaines

Au-delà du développement des compétences individuelles, cette initiative contribue à renforcer la place du français dans les échanges professionnels et institutionnels au sein de l’Union africaine.

Les participants, issus de différents départements et directions de la CUA ainsi que du Secrétariat de la ZLECAf, ont souligné l’intérêt de cette formation en langue française pour mieux appréhender les exigences d’un environnement multiculturel et collaboratif.

Le partenariat entre l’OIF, la CUA et l’Université Senghor illustre ainsi l’importance accordée au renforcement des capacités des cadres africains francophones et à leur contribution aux dynamiques de gouvernance internationale.

Un enjeu de compétences pour une gouvernance multilatérale plus inclusive

Dans un contexte marqué par la complexité croissante des négociations internationales et des processus de décision, le développement des compétences transversales constitue un enjeu pour l’efficacité des institutions multilatérales.

En soutenant la formation des fonctionnaires francophones, l’OIF et ses partenaires contribuent à promouvoir un multilatéralisme plus inclusif, représentatif et efficace, tout en valorisant le français comme langue de travail et de coopération internationale.

Cette démarche souligne également le rôle de la formation professionnelle continue dans le développement des capacités institutionnelles et dans le renforcement de la participation des cadres africains francophones aux processus de gouvernance internationale.

Source : Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

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