140 millions de dollars pour désenclaver les zones agricoles du nord et du centre du Sénégal

Mise à jour le 17 juillet 2026

La Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 140 millions de dollars (119,6 millions d’euros) pour améliorer la connectivité routière dans les zones de production agricoles du nord et du centre du Sénégal, dans le cadre du Projet de connectivité des zones de production agricoles (PCZA). Ce second financement vise à désenclaver des zones rurales stratégiques et à rapprocher les populations des marchés, des services essentiels et des opportunités économiques.

Montant et objectifs du financement

Ce nouvel appui, mobilisé via l’Association internationale de développement (IDA) et complété par une contribution de 2 millions de dollars du gouvernement sénégalais, porte l’investissement total du projet à 470,8 millions de dollars, au bénéfice direct d’environ 570 000 personnes. Il consolide des acquis déjà significatifs, dont la construction ou la mise à niveau de 414 km de routes intégrant des caractéristiques de résilience climatique et l’amélioration de l’accès aux services socio-économiques pour 350 000 personnes.

Corridors concernés et impacts attendus

Le financement étend désormais les interventions à deux corridors économiques clés reliant Koussanar à Koumpentoum et Tambacounda à Dianké Makha, où l’agriculture et l’élevage constituent les principales sources d’activité. En reliant les bassins de production aux marchés et aux infrastructures communautaires, le projet doit favoriser de nouvelles opportunités d’emploi et de revenus, en particulier pour les jeunes, les femmes entrepreneuses et les acteurs des chaînes de valeur agricole. Il s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050 et la Stratégie nationale de développement 2025-2029, avec l’ambition de soutenir une croissance territoriale plus inclusive, résiliente et créatrice d’emplois.

Principales composantes du projet

Le projet repose sur trois grands axes d’intervention. Le premier concerne la construction de 171 km de routes revêtues et de 104 km de pistes en latérite, conçues avec des standards de résilience climatique. Le deuxième axe porte sur la réalisation d’infrastructures communautaires dans un rayon de 5 km des routes construites, telles que des plateformes de transformation agricole destinées aux femmes, des aires de stockage et de marché, des points d’eau et des équipements scolaires et sanitaires. Le troisième axe est dédié au renforcement des capacités institutionnelles en matière de sécurité routière et de gestion du patrimoine routier, grâce à des actions de formation et à l’acquisition d’outils de gestion et de contrôle conformes aux standards internationaux.

Bénéficiaires et mise en œuvre

En reliant environ 221 000 habitants des deux nouveaux corridors aux marchés régionaux et aux services essentiels, ce deuxième financement additionnel contribuera à dynamiser les économies locales et à intégrer davantage les producteurs ruraux dans des chaînes de valeur plus performantes, en phase avec l’initiative AgriConnect. La mise en œuvre du projet est confiée à l’Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE), placée sous la tutelle du ministère des Infrastructures.

 

Source : Banque mondiale, communiqué de presse du 14 juillet 2026, « La Banque mondiale approuve 140 millions de dollars pour renforcer la connectivité routière dans les zones agricoles du nord et du centre du Sénégal ».

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