Cuisson propre : l’OIF renforce la coopération internationale pour accélérer le déploiement de solutions durables

Mise à jour le 19 octobre 2026

Du 12 au 16 octobre 2026, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a organisé à New York une série d’échanges consacrés à son initiative « Cuisson propre », afin d’évaluer les avancées réalisées en Côte d’Ivoire et en Mauritanie et d’identifier de nouvelles perspectives de coopération. Ces rencontres ont notamment permis d’explorer le potentiel des technologies de cuisson solaire, en lien avec les enjeux de santé publique, de protection de l’environnement, d’autonomisation économique des femmes et de développement des compétences locales.

L’Organisation internationale de la Francophonie poursuit ses efforts pour promouvoir des solutions de cuisson plus propres et adaptées aux besoins des populations de l’espace francophone.

Du 12 au 16 octobre 2026, plusieurs réunions de travail se sont tenues à New York avec les autorités nationales et des partenaires spécialisés. Organisées avec la participation de la Représentation de l’OIF auprès des Nations unies à New York et de la Représentation de l’OIF auprès de l’Union européenne, qui pilote le projet « Innovations et plaidoyers francophones », ces rencontres ont permis de dresser un bilan des actions engagées et d’examiner les perspectives de coopération pour 2027.

Déployée à titre pilote en Côte d’Ivoire et en Mauritanie, l’initiative vise à favoriser l’adoption de technologies de cuisson propre, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Elle répond à des enjeux étroitement liés : réduire les effets sanitaires et environnementaux des pratiques de cuisson traditionnelles, améliorer les conditions de vie des populations et soutenir le développement d’activités économiques locales.

Côte d’Ivoire et Mauritanie : consolider les acquis de la phase pilote

Les échanges organisés à New York ont permis d’examiner les actions conduites dans les deux pays bénéficiaires, en tenant compte de leurs contextes nationaux et des besoins des populations.

En Mauritanie, les discussions avec les autorités ont porté sur les activités réalisées en 2025 et 2026, notamment la formation des artisans, la fabrication de kits de cuisson propre et les campagnes de sensibilisation menées avec des organisations de la société civile.

En Côte d’Ivoire, le bilan de la première phase a notamment porté sur les enquêtes préparatoires, les actions de formation et de sensibilisation ainsi que la distribution de dispositifs de cuisson propre.

Ces retours d’expérience mettent en évidence l’importance d’une approche associant diffusion des technologies, mobilisation des acteurs locaux et accompagnement des bénéficiaires. Ils doivent également contribuer à orienter les prochaines étapes du programme, afin de renforcer l’appropriation des solutions proposées et leur adaptation aux réalités des territoires.

La cuisson solaire, une piste de coopération et d’innovation

Parmi les perspectives examinées figure le développement des technologies de cuisson solaire. À cette occasion, le représentant de l’OIF auprès des Nations unies a reçu le Dr Alan Bigelow, directeur de programme de Solar Cookers International (SCI), qui a présenté les possibilités offertes par ces solutions et leur contribution aux Objectifs de développement durable.

Les échanges avec les représentants de la Côte d’Ivoire et de la Mauritanie ont notamment porté sur les avantages potentiels de la cuisson solaire pour diversifier les modes de cuisson et limiter le recours aux combustibles traditionnels.

Au-delà de la préparation des repas, les discussions ont également abordé les applications de l’énergie solaire au séchage et à la conservation des aliments. Ces usages ouvrent des perspectives complémentaires pour les activités agricoles et agroalimentaires, ainsi que pour le développement de compétences techniques et professionnelles.

À ce stade, les travaux portent sur les possibilités de coopération et de déploiement de ces technologies, en tenant compte des besoins des populations et des spécificités de chaque pays.

Femmes et jeunes : placer les retombées économiques au cœur de la transition

L’initiative « Cuisson propre » ne se limite pas à la diffusion d’équipements. Elle vise également à favoriser l’émergence de dynamiques économiques locales et à renforcer les capacités des acteurs qui contribuent à la structuration de cette filière.

Les échanges de New York ont souligné les enjeux d’employabilité et d’autonomisation des femmes, ainsi que les possibilités de formation professionnelle et d’acquisition de compétences techniques pour les femmes et les jeunes.

Le développement de filières locales de fabrication, de distribution et de maintenance des équipements peut contribuer à créer des activités économiques et à renforcer les compétences des artisans et des petites entreprises. Les applications du solaire au séchage et à la conservation des aliments constituent également des pistes susceptibles de diversifier les opportunités économiques.

Cette dimension est essentielle pour inscrire la transition vers la cuisson propre dans une perspective durable, en associant les bénéfices environnementaux et sanitaires à des possibilités concrètes de développement économique.

Un plan d’action conjoint pour prolonger la coopération

Les échanges menés à New York ont abouti à la mise en place d’un plan d’action conjoint entre Solar Cookers International et le projet « Innovations et plaidoyers francophones » de l’OIF.

Ce cadre de coopération doit accompagner la diffusion des technologies de cuisson propre et soutenir les pays concernés dans leurs efforts de déploiement, en prenant en compte les besoins des populations et les spécificités nationales.

Cette démarche s’inscrit dans une logique de partenariat entre organisations internationales, autorités nationales et acteurs spécialisés. Elle vise à renforcer les synergies autour de solutions adaptées aux contextes locaux et à favoriser leur appropriation par les bénéficiaires.

Les perspectives pour 2027 devront ainsi s’appuyer sur les enseignements de la phase pilote et sur la coopération engagée pour consolider les actions déjà menées en Côte d’Ivoire et en Mauritanie.

La cuisson propre, un levier de développement durable dans l’espace francophone

À travers son initiative, l’OIF met en avant une approche intégrée des enjeux énergétiques, environnementaux, sanitaires et économiques. La promotion de solutions de cuisson propre peut contribuer à améliorer les conditions de vie des populations tout en ouvrant des perspectives pour la formation, l’entrepreneuriat et le développement de filières locales.

Pour la Côte d’Ivoire et la Mauritanie, l’enjeu consiste désormais à consolider les acquis de la phase pilote et à favoriser une appropriation durable des technologies adaptées à leurs réalités respectives.

Cette initiative illustre également l’intérêt de la coopération internationale pour soutenir l’innovation, renforcer les capacités locales et rapprocher les objectifs de développement durable des besoins concrets des territoires. Elle rappelle enfin que la transition énergétique peut constituer un levier de création d’activités et de valorisation des compétences, notamment au bénéfice des femmes et des jeunes.

Source : Organisation internationale de la Francophonie (OIF), « À New York, l’OIF mobilise sur les solutions innovantes pour faire avancer l’initiative “Cuisson propre” », octobre 2026.

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