L’Afrique s’impose aujourd’hui comme le marché solaire à la croissance la plus rapide au monde, une dynamique confirmée par un récent rapport de l’Association africaine de l’industrie solaire qui analyse les tendances du secteur pour l’année 2025.
Selon ce rapport, la capacité installée solaire du continent a augmenté de 17 % en 2025, défiant un ralentissement général de la croissance mondiale des énergies renouvelables. Cette progression est en grande partie alimentée par une forte demande et un afflux massif de panneaux solaires importés, notamment de Chine, qui renforcent l’écosystème des énergies propres sur le continent.
Historiquement dominé par une poignée de pays, le marché solaire africain se diversifie rapidement. Si l’Afrique du Sud conservait une part importante des importations, d’autres pays émergent comme des marchés clés : le Nigeria a même dépassé l’Égypte en tant que deuxième plus grand importateur, tandis que des États comme l’Algérie, la Zambie ou le Botswana enregistrent des hausses spectaculaires de leurs importations de panneaux solaires.
Sur le plan de la production d’électricité, au moins 23 pays africains produisent désormais plus de 5 % de leur énergie grâce au solaire, signe d’une adoption qui dépasse les seules grandes capitales et prend de l’ampleur dans les zones rurales et périurbaines.
La baisse des coûts des technologies – notamment des panneaux et des systèmes de stockage par batterie – joue un rôle clé dans cette adoption croissante : les prix du stockage ont diminué de manière significative, rendant le solaire plus compétitif et accessible pour les ménages, les entreprises et les collectivités.
Malgré ces avancées, le secteur fait face à des défis persistants, tels que l’incertitude des politiques énergétiques nationales et les fluctuations des régimes fiscaux, qui peuvent freiner les investissements à long terme dans certaines régions.
