Corée-Afrique : la KOAFEC ouvre un nouveau chapitre autour de l’intelligence artificielle et des infrastructures numériques

Mise à jour le 8 septembre 2026

Vingt ans après son lancement, la coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC) s’apprête à franchir une nouvelle étape. À l’occasion de son 20ᵉ anniversaire, la Banque africaine de développement met en avant le renforcement des partenariats entre la Corée et l’Afrique dans des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle (IA), les infrastructures numériques et l’innovation. Cette évolution témoigne d’une volonté commune d’accélérer la transformation numérique du continent et de renforcer les échanges économiques et technologiques.

Vingt ans de coopération économique entre la Corée et l’Afrique

Créée il y a deux décennies, la Coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC) constitue un cadre important du partenariat entre la République de Corée et les pays africains.

Son 20ᵉ anniversaire marque une nouvelle étape dans cette relation, alors que les enjeux de transformation numérique prennent une place croissante dans les stratégies de développement économique.

La prochaine rencontre de la KOAFEC à Séoul doit ainsi permettre d’examiner les nouvelles perspectives de coopération autour des technologies numériques, de l’intelligence artificielle et des infrastructures nécessaires à leur déploiement.

L’intelligence artificielle au cœur du nouveau partenariat

L’intelligence artificielle apparaît désormais comme un levier majeur de transformation des économies africaines.

Son développement peut contribuer à améliorer la productivité des entreprises, optimiser certains services, faciliter l’accès à l’information et soutenir l’émergence de nouveaux modèles économiques.

Pour que ces opportunités puissent être pleinement exploitées, elles nécessitent toutefois des infrastructures adaptées, des compétences numériques et des environnements favorables à l’innovation.

Le rapprochement entre la Corée et l’Afrique autour de ces enjeux ouvre donc des perspectives de coopération qui dépassent le seul transfert de technologies. Il s’agit également de développer les compétences, les écosystèmes d’innovation et les capacités locales nécessaires à une appropriation durable des technologies.

Les infrastructures numériques, une condition de la transformation économique

Le développement de l’intelligence artificielle et des services numériques repose sur l’existence d’infrastructures suffisamment performantes et accessibles.

La coopération annoncée dans le cadre de la KOAFEC place ainsi les infrastructures numériques parmi les domaines stratégiques du nouveau partenariat.

Pour les économies africaines, cet enjeu concerne directement les entreprises et les territoires : connectivité, accès aux services numériques, développement des compétences et capacité à intégrer les nouvelles technologies constituent désormais des facteurs importants de compétitivité.

La transformation numérique peut également contribuer à faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises aux marchés, aux services financiers, à la formation et aux réseaux professionnels.

Des opportunités pour les entreprises et les écosystèmes d’innovation

Le renforcement de la coopération technologique entre la Corée et l’Afrique peut créer de nouvelles opportunités pour les entreprises, les start-up, les centres de recherche et les structures d’accompagnement.

Les partenariats internationaux peuvent notamment favoriser le développement de projets communs, l’échange de compétences et la diffusion de solutions technologiques adaptées aux besoins des marchés africains.

Pour les chambres consulaires et organisations intermédiaires, cette évolution représente également un enjeu en matière d’accompagnement des entreprises.

Elles peuvent contribuer à rapprocher les entreprises des opportunités de coopération, à faciliter la mise en réseau avec des partenaires internationaux et à mieux diffuser les dispositifs permettant aux PME d’accéder aux technologies et aux nouveaux marchés.

Une coopération qui rejoint les priorités de transformation du continent

Le développement des infrastructures numériques et de l’intelligence artificielle s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation des économies africaines.

Pour les États comme pour le secteur privé, l’enjeu consiste désormais à tirer parti de la révolution numérique tout en veillant à renforcer les capacités locales.

La formation constitue à ce titre un volet essentiel. Le développement d’une économie numérique compétitive nécessite des ingénieurs, développeurs, entrepreneurs, chercheurs et professionnels capables de concevoir, utiliser et adapter les technologies aux réalités des marchés africains.

La coopération internationale peut contribuer à accélérer cette montée en compétences, à condition de favoriser des partenariats durables et une appropriation locale des savoir-faire.

La coopération économique comme levier de développement des territoires

Le nouveau chapitre ouvert par la KOAFEC illustre également l’évolution des relations économiques entre l’Afrique et ses partenaires internationaux.

La coopération ne se limite plus aux investissements dans les infrastructures physiques. Elle s’étend désormais aux technologies, aux compétences, à l’innovation et aux nouveaux modèles économiques.

Cette évolution offre des perspectives pour les territoires africains, notamment ceux qui cherchent à développer des écosystèmes favorables à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Dans ce contexte, les institutions consulaires peuvent jouer un rôle d’interface entre les entreprises, les pouvoirs publics et les partenaires internationaux, afin de favoriser la circulation de l’information, la mise en relation et l’émergence de projets économiques.

La KOAFEC : vers une nouvelle génération de partenariats

Vingt ans après sa création, la KOAFEC entre ainsi dans une phase où les enjeux technologiques occupent une place croissante dans la coopération économique entre la Corée et l’Afrique.

L’intelligence artificielle, les infrastructures numériques et l’innovation constituent des domaines susceptibles de renforcer la compétitivité des entreprises africaines et de soutenir la transformation des économies.

Pour le réseau consulaire africain et francophone, cette dynamique souligne l’importance de renforcer les passerelles entre entreprises, institutions, centres de recherche et partenaires internationaux.

La réussite de cette nouvelle étape reposera notamment sur la capacité à transformer les coopérations technologiques en opportunités concrètes pour les entreprises et les territoires, tout en développant les compétences nécessaires à une croissance numérique inclusive et durable.

 

Source : Banque africaine de développement, « La Corée et l’Afrique ouvrent une nouvelle voie en matière d’IA et d’infrastructures numériques à l’occasion du 20e anniversaire de la KOAFEC », septembre 2026.

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