Afrique 2026 : opportunités et défis d’un tournant énergétique

Mise à jour le 13 février 2026

Alors que près de 600 millions d’Africains restent privés d’accès à l’électricité, le secteur énergétique du continent connaît une dynamique unique, marquée par la confluence d’une demande croissante, d’un fort potentiel de ressources et d’un intérêt croissant des acteurs économiques et politiques. Cette dynamique, analysée dans une tribune du New African – le Magazine de l’Afrique, dessine un paysage où défis sociaux se transforment en opportunités d’investissement à long terme.

L’accès à l’énergie demeure un défi central pour le développement social et industriel du continent, avec des besoins énergétiques qui devraient continuer d’augmenter sous l’effet de l’urbanisation, de l’industrialisation et de la digitalisation. La demande énergétique africaine, en forte croissance, contraste avec des investissements mondiaux encore trop faibles, qui ne représentent qu’une fraction des besoins estimés nécessaires pour assurer une électrification universelle.

Cette situation paradoxale – forte demande et sous-investissement – est perçue par plusieurs analystes comme une opportunité commerciale sur le long terme. La certitude d’une demande stable et croissante attire l’attention des compagnies et investisseurs internationaux, certains réorientant leurs portefeuilles vers des projets africains à forte potentialité.

Parmi les projets majeurs mis en avant figure notamment le méga projet GNL du Mozambique, estimé à 20 milliards de dollars, qui illustre comment les ressources gazières abondantes du continent peuvent répondre à la fois à une demande interne croissante et à des besoins d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

Les experts soulignent toutefois que pour que cette dynamique se transforme en croissance durable, il faudra surmonter les obstacles liés au financement, aux infrastructures et à la transformation locale des ressources. Une meilleure structuration du secteur, un accès au capital plus fluide et des politiques publiques adaptées seront essentiels pour que l’énergie devienne un moteur solide du développement économique africain.

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