Le Groupe de la Banque mondiale a validé de nouveaux cadres de partenariat pays avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad pour la période 2026-2031. L’objectif est de stimuler la création d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes, tout en renforçant le capital humain, les infrastructures, la productivité agricole et le secteur privé.
Une approche commune pour quatre pays du Sahel
Ce nouveau partenariat s’inscrit dans une logique d’intervention coordonnée entre les quatre pays du Sahel central et le Groupe de la Banque mondiale. Il repose sur une approche intégrée mobilisant l’IDA, l’IFC et la MIGA afin d’améliorer l’accès des micro, petites et moyennes entreprises au financement, de renforcer les chaînes d’approvisionnement et de créer des emplois de meilleure qualité.
Selon Clara de Sousa, les cadres de partenariat placeront les populations au centre de l’action et soutiendront les leviers nécessaires à une croissance plus inclusive. Ils doivent aussi renforcer l’intégration transfrontalière et appuyer des projets régionaux à fort impact dans des secteurs porteurs.
Des priorités alignées sur les plans nationaux
Les nouveaux cadres sont alignés sur les grandes priorités de développement propres à chaque pays. Il s’agit notamment du Programme de refondation de la République au Niger, du plan Tchad Connexion 2030, de la stratégie SNEDD 2024-2033 au Mali et du PND 2026-2030 – RELANCE au Burkina Faso.
Ces stratégies mettent l’accent sur la gouvernance, la diversification économique et l’accélération d’une croissance inclusive portée par le secteur privé. Les cadres de partenariat visent aussi à s’attaquer aux causes profondes de la fragilité, des conflits et de la violence en améliorant l’accès aux services essentiels et les opportunités économiques, y compris pour les réfugiés et les déplacés internes.
Le privé au cœur de la relance
Pour IFC, un secteur privé fort et innovant est essentiel pour attirer les investissements, accroître la productivité et créer des emplois. L’institution estime qu’un écosystème dynamique de PME, soutenu par des réformes incitatives et des investissements privés, est indispensable pour transformer le potentiel économique du Sahel en progrès concrets.
Les priorités incluent notamment l’énergie et l’agro-industrie, considérées comme des moteurs d’activité et d’emplois. L’objectif est de renforcer la résilience économique face aux chocs tout en favorisant une croissance plus durable.
La MIGA en soutien aux investissements
Dans ce contexte marqué par l’insécurité, l’enclavement et les difficultés de gouvernance, la MIGA entend jouer un rôle de catalyseur. Elle prévoit de s’appuyer sur les interventions de l’IDA et de l’IFC ainsi que sur la plateforme de garanties du Groupe de la Banque mondiale pour rassurer les investisseurs et soutenir les flux financiers au bénéfice des PME.
Cette stratégie vise à lever une partie des freins à l’investissement dans le Sahel central et à créer un environnement plus favorable au développement du secteur privé.
Source : Groupe de la Banque mondiale, communiqué de Washington du 7 avril 2026 sur les nouveaux cadres de partenariat pays avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.
