Au Sommet Africa Forward, Baïdy Agne, président de Business Africa, a plaidé pour un partenariat franco‑africain renouvelé, centré sur des relations économiques équilibrées, la mobilité des entrepreneurs et le co‑investissement dans les chaînes de valeur. Son intervention a mis l’accent sur la nécessité de ruptures avec les pratiques passées et sur des mesures concrètes pour dynamiser les échanges commerciaux et la création d’emplois en Afrique. Les propositions présentées résonnent avec les attentes des acteurs privés et des chambres consulaires engagés dans la coopération économique.
Le plaidoyer de Baïdy Agne s’est tenu dans le cadre du sommet « Africa Forward », forum d’affaires organisé parallèlement au Sommet France–Afrique, qui rassemble chefs d’État, chefs d’entreprise, institutions financières et partenaires de coopération. L’objectif affiché par le secteur privé africain est d’inscrire les relations économiques dans une dynamique de co‑construction, fondée sur la réciprocité et l’efficacité opérationnelle.
Principaux axes défendus
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Mobilité des acteurs économiques : faciliter les déplacements d’affaires pour entrepreneurs et experts afin d’accélérer les négociations, les partenariats et le transfert de compétences.
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Co‑investissements et chaînes de valeur : promouvoir des co‑investissements ciblés pour développer des chaînes de valeur agro‑industrielles et sanitaires, réduisant la dépendance aux importations et créant des emplois locaux.
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Financement et plateformes de mise en relation : mettre en place des mécanismes facilitant l’accès au financement des co‑investissements et une plateforme « Made in » pour favoriser les rencontres d’affaires entre opérateurs africains et français.
Implications pour la coopération consulaire et les territoires
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Rôle des chambres consulaires : en tant que facilitatrices, les chambres consulaires peuvent accompagner la mise en œuvre des priorités mentionnées (mobilité, co‑investissements, mise en relation) par des actions de formation, diagnostics d’entreprises et plateformes d’affaires.
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Effet territorial : les co‑investissements et le renforcement des chaînes de valeur peuvent soutenir la structuration d’écosystèmes régionaux (agro‑industrie, santé), générant des retombées en emplois qualifiés et infrastructures de soutien.
Mesures opérationnelles proposées
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Simplification des conditions de déplacement d’affaires et des visas pour entrepreneurs afin d’améliorer la fluidité des partenariats.
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Lancement ou renforcement de dispositifs de financement dédiés aux co‑investissements privés franco‑africains, accompagnés d’outils de mise en relation sectorielle (ex. plateforme « Made In »).
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Priorisation des secteurs à fort potentiel de co‑valorisation (agro‑industrie, santé) pour maximiser impact économique et social à court et moyen terme.
Acteurs mobilisés
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Secteur privé africain et français, représenté au sommet par Business Africa et les organisations patronales.
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Chambres consulaires et réseaux d’appui aux entreprises, acteurs clés pour l’accompagnement opérationnel et la montée en capacité des PME.
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États, partenaires financiers et bailleurs, nécessaires pour traduire les engagements en dispositifs concrets de financement et d’infrastructures.
Le plaidoyer de Baïdy Agne au Sommet France–Afrique appelle à transformer les déclarations politiques en mesures concrètes et concertées entre États, acteurs privés et chambres consulaires, afin d’instaurer des partenariats véritablement équilibrés et générateurs d’emplois et de valeur ajoutée locale.
Source
Sommet France – Afrique : Baïdy Agne plaide pour une nouvelle ère de partenariats équilibrés – BIE | Bulletin d’Information Economique
