Intelligence artificielle : l’AFD explore les conditions d’un développement numérique inclusif et durable

Mise à jour le 22 juillet 2026

L’Agence française de développement (AFD) consacre un dossier stratégique aux transformations induites par l’intelligence artificielle (IA) et aux conditions nécessaires pour en faire un levier de développement partagé. Gouvernance, investissements, infrastructures numériques, formation et innovation constituent les principaux axes de réflexion pour permettre aux pays du Sud de tirer pleinement parti des opportunités offertes par ces technologies.

L’intelligence artificielle occupe désormais une place centrale dans les débats sur la transformation numérique et les politiques de développement. Au-delà des avancées technologiques, elle ouvre de nouvelles perspectives dans des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, les services publics ou encore l’entrepreneuriat.

À travers son dossier consacré à l’intelligence artificielle, l’Agence française de développement analyse les conditions nécessaires à un déploiement responsable de ces technologies, en mettant l’accent sur trois dimensions complémentaires : gouverner, investir et transformer.

Pour les pays africains et les économies émergentes, l’enjeu consiste notamment à éviter une nouvelle fracture numérique en renforçant les capacités locales, les infrastructures et les compétences nécessaires à l’appropriation de l’IA.

Construire une gouvernance adaptée aux enjeux de l’IA

Le développement rapide de l’intelligence artificielle soulève des questions majeures en matière de régulation, de protection des données, de transparence et d’équité.

L’AFD souligne l’importance de construire des cadres de gouvernance permettant d’encadrer l’usage de l’IA tout en favorisant l’innovation. Cette approche vise à concilier progrès technologique, respect des droits humains et inclusion sociale.

Dans cette perspective, la coopération internationale joue un rôle essentiel pour accompagner les États dans la définition de politiques publiques adaptées et renforcer les capacités institutionnelles.

Investir dans les infrastructures, les compétences et les écosystèmes numériques

L’accès aux technologies d’intelligence artificielle repose sur plusieurs conditions structurantes : disponibilité des données, qualité des infrastructures numériques, capacité de recherche, formation des talents et environnement favorable à l’innovation.

L’AFD a développé notamment l’AI Investment Potential Index (AIIPI), un outil permettant d’évaluer le potentiel d’investissement de 193 pays dans une intelligence artificielle responsable et inclusive. Cet indice prend en compte plusieurs facteurs tels que la recherche, le capital humain, la gouvernance, l’environnement économique et les infrastructures numériques.

Cette approche met en évidence l’importance d’investissements ciblés afin de renforcer les capacités des territoires et de permettre aux pays du Sud de participer pleinement aux dynamiques liées à l’IA.

L’IA comme outil au service du développement durable

Au-delà des enjeux technologiques, l’intelligence artificielle peut contribuer à améliorer l’efficacité des politiques publiques et des actions de développement.

Dans le cadre de ses propres activités, l’AFD expérimente notamment des outils utilisant l’intelligence artificielle pour mieux analyser l’impact des projets au regard des Objectifs de développement durable (ODD). Le « Prospecteur ODD » permet ainsi d’analyser de grands volumes de documents et d’identifier leur contribution aux différents objectifs internationaux de développement durable.

Ces applications illustrent le potentiel de l’IA pour renforcer la connaissance, améliorer la prise de décision et optimiser le suivi des programmes de développement.

Des opportunités majeures pour les territoires africains

Sur le continent africain, l’intelligence artificielle représente un levier d’innovation dans de nombreux secteurs prioritaires.

Elle peut notamment contribuer à :

  • améliorer l’accès aux services essentiels ;
  • renforcer la productivité agricole grâce à l’analyse des données ;
  • développer de nouveaux services numériques ;
  • soutenir l’innovation entrepreneuriale ;
  • accompagner la modernisation des administrations.

Toutefois, la réussite de ces transformations dépendra de la capacité des acteurs publics, privés et institutionnels à construire des écosystèmes numériques inclusifs, reposant sur la formation, la coopération et le partage des connaissances.

Source : [Dossier] Intelligence artificielle : gouverner, investir, transformer | AFD – Agence Française de Développement

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