La lettre d’information de la CPCCAF – 30 avril 2020

Mise à jour le 30 avril 2020

La lettre d’information de la Conférence Permanente

des Chambres Consulaires Africaines et Francophones

– 30 avril 2020 –


Lancement de la plateforme Franco-Fil et appel à projets

du Concours Franco-Fil 2020 pour l’entrepreneuriat Francophone responsable et pionnier

A l’initiative de la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF,) de la Société pour l’encouragement de l’industrie nationale (SEIN) et de leurs partenaires, la plateforme digitale FRANCO-FIL.ORG a été créée pour favoriser le développement de projets innovants et responsables, tout en encourageant la collaboration dans l’espace francophone. Elle a ainsi pour but de constituer un réseau d’entrepreneurs et d’organismes francophones et francophiles, permettant de mutualiser les ressources et de contribuer ainsi à la mise en oeuvre de l’objectif de développement durable numéro 17 de l’ONU:

« Créer et renforcer des partenariats multipartites permettant de mobiliser et de partager des savoirs est la clé pour un développement durable pour tous »

Aussi, du 1er mai au 31 juillet 2020, un concours sera organisé pour appeler des projets Franco-Fil, dans trois catégories : la transition énergétique, l’agriculture raisonnée et les jeunes entrepreneurs soucieux de construire un monde plus responsable, en conformité avec les objectifs de développement durable avec une attention toute particulière qui sera portée aux projets apportant des solutions pouvant remédier aux conséquences économiques et sociales de la crise du COVID 19.

Les lauréats de chaque catégorie recevront un prix de 5 000 euros.

Des événements numériques et présentiels seront organisés à compter de septembre 2020, afin que l’ensemble des participants puisse bénéficier, soit de sessions d’information autour des thématiques définies, soit de mises en lumière avec des acteurs de l’entrepreneuriat.

Le concours bénéficie en 2020 du label de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui, dans le contexte de la célébration de son cinquantenaire, recense les initiatives respectueuses des objectifs, des priorités et des valeurs de la Francophonie.

Pour s’inscrire au Concours Franco-Fil 2020 à compter du 1er mai : https://concours2020.franco-fil.org


On rappellera par ailleurs les ressources de la plateforme Franco-Fil.org (www.francofil. org) :

  • Une Bourse de projets, où les entrepreneurs décrivent leurs projets et leurs attentes ;
  • Un Annuaire de parrains, pour accompagner les porteurs de projets ;
  • Des offres de services ciblées sur l’entreprenariat ;
  • Un espace collaboratif, pour permettre les échanges ;
  • Des évènements numériques et présentiels, pour mettre en lumière les projets et développer le réseautage.

Avec ce réseau de partenaires francophones autour de la plate-forme franco-fil.org, nous souhaitons renforcer nos missions d’encouragement de l’innovation, en mettant  disposition du plus grand nombre un service de soutien et sortie de crise qui renforce notre accessibilité, complète notre offre et qui permettra, je l’espère, de favoriser des initiatives entrepreneuriales, universelles et responsables.

Olivier Mousson, Président de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale

Ce partenariat souligne la pertinence de la co-construction, chacun amenant ses forces. La CPCCAF apporte son réseau – très présent en Afrique – et Franco-fil.org vient  compléter les dispositifs que nous déployons en faveur de la formation professionnelle et entrepreneuriale, qui concourt à l’amélioration de l’employabilité des jeunes, à  l’égalité homme/femme ou de l’accès au numérique.

Mounir Mouakhar, Président de la CPCCAF


Etude / benchmark CPCCAF
sur les chambres consulaires africaines et le COVID19

Point sur l’étude / benchmark CPCCAF en cours et les questionnaires


Retours des membres du réseau CPCCAF : spécial chambres d’agriculture

  • CNA du Bénin

La chambre nationale d’agriculture du Bénin s’inscrit depuis plusieurs années dans une logique de transformation numérique. C’est pourquoi, avec l’arrivée de la pandémie du COVID19, elle a su diffuser les mesures barrières via ses canaux numériques et accompagner les entreprises dans la mise en place du télétravail, malgré leurs problématiques budgétaires. La baisse des ventes des entreprises a un impact concret sur les entreprises agricoles qui sont ressortissantes de la chambre. Les difficultés d’exportation et l’arrêt des activités des entreprises ont engendré des problématiques de trésorerie importantes. Une enquête est ainsi en cours pour analyser les besoins urgents des entreprises. La CNA du Bénin envisage également des ateliers, afin de valoriser et capitaliser sur les mesures gouvernementales et communautaires prises au regard du COVID19.

  • CNA de Côte d’Ivoire

Les entreprises interrogées estiment avoir subi des pertes d’emploi importante, jusqu’à 55% de leurs effectifs La chambre nationale d’agriculture de Côte d’Ivoire a été sollicitée par les pouvoirs publics afin d’accompagner les entreprises durant la crise sanitaire de COVID19, sachant que ce sont les secteurs du commerce et de l’agriculture qui se sont majoritairement tournés vers les services de la CNA. Les entreprises ayant sollicité la chambre rencontrent d’importants problèmes de logistique et d’approvisionnement. L’aide de la chambre intervient alors essentiellement sur la formation du personnel des entreprises l’ayant sollicitée. Aussi, le travail de veille économique de la CNA permet aux entreprises d’être informés sur tous les dispositifs dont elles peuvent bénéficier.

Information de structures autres que celles du réseau CPCCAF


  • CGEM du Maroc

Dans le cadre des travaux de son Comité Sortie COVID-19, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a lancé une enquête auprès des entreprises. Cette enquête se déroulera entre le 17 avril et le 1er mai. Dans ce cadre la CGEM a menée une enquête préliminaire sur la situation des entreprises dans ce contexte de crise.

Résultats de l’enquête préliminaire :

  1. Emploi : Les entreprises estiment des pertes d’emploi importante, jusqu’à 55% de leurs effectifs. Dans ce cadre, on estime un doublement des demandes des indemnités forfaitaires. De plus, la majorité des entreprises pensent que les délais de paiement augmenteront d’au moins 60 jours après la reprise. Par conséquent, ceci aura un impact certain sur la liquidité et la solvabilité des entreprises.
  2. Chiffre d’affaires : Malgré une reprise estimée en juin, le chiffre d’affaires des entreprises sera, d’après les projections, en baisse pour le reste de l’année d’environ 50%. Les secteurs les plus impactés sont : le tourisme, l’immobilier et l’artisanat.
  3. Export : Les sociétés exportatrices annoncent une reprise de leurs activités début 2021, le manque de visibilité sur l’année 2020 étant trop important.

GICAM du Cameroun

Avec l’évolution rapide de l’épidémie du coronavirus (Covid-19) et au regard des graves menaces qu’elle fait peser sur l’économie nationale et sur les entreprises, la Cellule de veille mise en place au Groupement Inter-Patronal du Cameroun (GICAM) effectue le suivi des répercussions de la crise, notamment pour éclairer les décisions administratives et les mesures de politique économique.

A travers sa Cellule de veille Covid-19, le Groupement Inter-Patronal du Cameroun (GICAM) entend renouveler cette opération chaque mois.

Toute entreprise désireuse de participer à l’exercice peut renseigner le questionnaire en ligne sur le site : https://www.legicam.cm/index.php/p/covid-19 (questionnaire)

D’après la première enquête menée sur un panel de 100 entreprises :

  1. Secteurs d’activité : bien que le secteur des services soit largement impacté par le COVID 19, c’est le secteur industriel qui se déclare le plus négativement touché par la pandémie (69%), devant le secteur tertiaire.
  2. Chiffre d’affaires hors taxes (CAHT) : ce sont les PME qui sont le plus impactées par la crise sanitaire du COVID 19, avec une estimation de baisse de chiffre d’affaires hors taxes à plus de 80%.
  3. Investissement : comme pour le CAHT, les conséquences de la crise sanitaire sur les investissements sont très importantes. Une baisse des investissements de plus de 80% est ainsi estimé par les entreprises (taille et secteur confondus)
  4. Résilience : 53% des entreprises répondantes indiquent que leurs unités de production ne pourront pas tenir au-delà de trois mois. Dans le contexte actuel marqué par la pandémie du COVID-19, 50% des grandes entreprises estiment qu’elles peuvent tenir au-delà de 3 mois. En revanche, seulement 15,5% des PME estiment être capables de tenir au-delà de 3 mois.
  5. Prospection : presque toutes les entreprises ayant participé à l’enquête ont pris des mesures pour limiter la propagation du COVID-19. Pour l’essentiel de ces entreprises, le coût des mesures d’adaptation se situe en deçà de 50 millions de FCFA.

A l’issue de cette enquête, les principales requêtes des entreprises vis-à-vis des pouvoirs publics sont :

  1. Report des charges sociales et fiscales ;
  2. Financement de trésorerie à taux d’intérêt réduit ;
  3. Mise à disposition des masques à des prix abordables ;
  4. Mise à disposition des tests à des prix abordables ;
  5. Communication permanente sur la crise sanitaire ;
  6. Réduction des délais de paiement ;
  7. Report du paiement des loyers et factures ;
  8. Etre la caution des PME auprès des banques ;
  9. Réduction des délais de paiement des factures.

Actions mises en oeuvre par des membres du réseau CPCCAF

  • CMA du Rhône

Les CMA de la région Auvergne-Rhône-Alpes se sont associées à La Poste pour soutenir les artisans, en mettant gratuitement à leur disposition la plateforme « Ma Ville Mon Shopping » pendant toute la durée du confinement.

Cette plateforme de vente en ligne du commerce local permet en particulier de continuer son activité à distance pendant la période de confinement.

Accéder à la plateforme : www.mavillemonshopping.fr

  • CCI Côtes d’Amor

Le contexte actuel de la crise sanitaire du Coronavirus pose de nombreuses interrogations sur la gestion des entreprises. La CCI des Côtes d’Armor propose ainsi des experts, venus de différents milieux professionnels, qui répondent en direct à ces interrogations, via le site de la CCI Côtes d’Amor.

Accéder aux sessions : www.cotesdarmor.cci.fr/actualites/paroles-d-experts

  • CCI de Côte d’Ivoire

La CCI de Côte d’Ivoire informe les entreprises, les services publics et les partenaires au développement qu’elle met en place un centre d’écoute à l’attention des entreprises sur la période allant du 15 avril au 15 mai 2020. L’objectif de ce centre est de recueillir les préoccupations des entreprises afin de mieux adresser les difficultés liées à l’impact de cette crise sur leurs activités.

Personnes à contacter :

Hervé LAGO : hervelago@cci.ci
Moussa CAMARA : mcomora@cci.ci
Omer KONAN KAN : omerkonan@cci.ci

Toutes les entreprises sont invitées à s’enregistrer sur la plateforme : http://covid19.cci.ci/preoccupation/

En savoir plus : http://www.cci.ci/3.0/vous-etes-2/prestataire-de-services/formalites/convention-solas/root/informer/191-actualites-reglementaires/notes-circulaires/3225-infos-utiles-coronavirus

Aussi, hors réseau CPCCAF

  • Chambre de commerce et union des entreprises de Belgique (BECI)

À travers une enquête hebdomadaire auprès des entreprises bruxelloises, la BECI assure le monitoring de la situation. Cette veille lui a permis, dès le mois de mars, d’informer le gouvernement bruxellois de l’impact économique et de préconiser une série de mesures à prendre en soutien de notre tissu socio-économique.

La BECI défend 48 recommandations. Parmi les recommandations de BECI, l’on retrouve, entre autres, des mesures visant à éviter les amendes pour retard d’exécution et la suspension des délais d’exécution des marchés publics. Mais aussi le report provisoire de l’ensemble des procédures administratives, des reports du délai de réponse aux appels d’offres publics, une suspension temporaire du prélèvement de la taxe kilométrique pour ne pas mettre en difficultés les entreprises du secteur du transport.

Pour préserver la capacité de reprise et d’innovation, les besoins de financement des start-ups doivent être rencontrés à travers un système de prêts adapté.

Des formations d’accompagnement sont organisées régulièrement afin de préparer les entreprises à la reprise de leurs activités : https://agenda.beci.be/

  • CCI de Genève

Après un appel lancé par les associations économiques telles que la CCI de Genève vient d’être entendu par les autorités publiques suisses. Les start-ups pourront recevoir un soutien complémentaire compte tenu de l’urgence de la situation.

La Fondation genevoise pour l’innovation technologique (FONGIT) va être dotée d’un capital supplémentaire de 3 millions de francs, exclusivement dévolu à l’octroi de « crédit relais » à destination des jeunes pousses, le temps que les investisseurs privés soient de nouveau opérationnels, soit pour une période allant de 6 à 8 mois.

Ce soutien genevois complétera le dispositif annoncé par le Conseil fédéral, qui a décidé d’utiliser le système de cautionnement dont bénéficient déjà les PME. Cette mesure peut être mise en oeuvre rapidement, sans qu’il soit nécessaire de modifier la législation.

Une nouvelle procédure sera ainsi créée pour les start-ups d’ici au 30 avril 2020 sur la base du système de cautionnement existant. La Confédération pourra cautionner 65 % d’un crédit, et le canton les 35 % restants. Chaque canton sera libre de décider s’il veut mettre l’instrument de cautionnement en faveur des PME à la disposition de ses start-ups.

Avec les partenaires de la CPCCAF


Soutenir les petites entreprises pendant la crise COVID-19

Le Centre du commerce international (ITC) suit de près les effets de la pandémie sur les MPME, en mettant particulièrement l’accent sur les petites entreprises des pays en développement.

Une plateforme a été mise en place afin de fournir des informations et des conseils aux petites entreprises qui cherchent des moyens de faire face au stress opérationnel généré par COVID-19. Ce site sera également une ressource utile pour les organisations de soutien aux entreprises et les décideurs politiques qui aident les MPME dans ces efforts.

En savoir plus : http://www.intracen.org/covid19/


La réponse du commerce électronique au COVID19

Conscient du passage au numérique des pays en voie de développement et de son utilisation par les PME, ITC a lancé l’initiative e-comConnect qui soutient activement les PME dans leur voyage numérique grâce à son programme
de formation, à la recherche et à la facilitation de solutions innovantes, aux structures de collaboration, aux
partenariats et aux outils et technologies numériques.

Au regard de la crise sanitaire mondiale, le programme ecomConnect mène une série d’études de cas montrent comment les entrepreneurs des pays en développement
réagissent à la crise et se préparent à la suite.

En savoir plus: http://www.intracen.org/covid19/Blog/The-e-commerce-response-to-COVID-19/


Renforcer les chaînes de valeur africaines dans les fournitures médicales

Le 3 mars, l’Organisation mondiale de la santé a publié des estimations selon lesquelles la production mondiale d’équipements de protection individuelle devrait augmenter de 40% pour répondre à l’augmentation de la demande internationale.

La ventilation des chiffres au niveau régional implique que l’Afrique à elle seule a besoin de 15,3 millions de masques, 5,2 millions de blouses, 273 300 lunettes, 13,1 millions de gants et un demi-million de litres de désinfectants chaque mois.

par Julia Spies, analyste de marché, ITC (@Julia_Spies),
et Maria Cantero, statisticienne, ITC (@MariaMCanteroG)

En savoir plus http://www.intracen.org/covid19/Blog/Strengthening-African-value-chains-in-medical-supplies/


  • Opération ZEROCORONA

La CPCCAF s’est associée à l’opération zerocorona.org qui a été initiée par un collectif d’entreprises innovantes de la French Tech, en lien notamment avec la direction générale de la santé en France, plusieurs grandes entreprises et BPI France, pour répondre solidairement à la crise sanitaire du COVID19 en Afrique.

La réponse donnée par zerocorona.org pour assurer la prophylaxie mondiale s’articule autour d’une plate-forme de levée de fonds et également une place de marchés, fondées sur une chaîne logistique et humanitaire permettant à l’Afrique de se doter des produits indispensables pour protéger les populations (masques, visières, gel hydro-alcoolique, savon…), moyennant les opérateurs locaux et avec le concours des structures et/ou ONG locales.

Le but poursuivi par zerocorona est en effet d’apporter les réponses les plus adaptées à la situation de chaque pays en temps réel.

« L’engagement de la CPCCAF se traduit par : la remontée par les chambres de son réseau des informations sur les produits qui sont nécessaires dans chaque pays, et qui peuvent être fournis par des entrepreneurs locaux et leurs partenaires ; le recours aux chambres du réseau CPCCAF pour valider ces fournisseurs locaux et assurer ensuite la distribution des produits qui auront effectivement été fabriqués ou livrés sur place ». Mounir Mouakhar, Président de la CPCCAF.

Une première action pilote est en cours au Bénin, où la CCI du Bénin, membre de la CPCCAF, a été mobilisée avec les autorités publiques nationales. Très rapidement, cette action sera étendue à l’ensemble des pays où la CPCCAF a des membres et relais locaux, grâce aux informations qui seront remontées par les chambres.

Zerocorona.org s’appuie sur les piliers suivants : la société civile et les personnalités médiatiques, les associations et fondations, les entreprises et les structures qui les accompagnent (comme plus particulièrement les chambres consulaires), les administrations publiques et les autorités politiques de chaque pays.

Le service de relais proposé par zerocorona.org repose sur une chaîne d’intervention qui fait intervenir la CPCCAF, au travers de son réseau de chambres nationales et locales, pour :

  1. la remontée des besoins des populations et des opérateurs qui sont directement immergées dans la vie économique locale ;
  2. l’identification et la validation des fournisseurs / producteurs locaux qui sont susceptibles de répondre à ces besoins ;
  3. la réception des produits fabriqués sur place ou qui auront été livrés de l’étranger, pour ensuite assurer leur distribution aux populations et aux établissements médicaux /  pharmaceutiques.

Outre la CPCCAF, l’opération Zerocorona est supportée également par le réseau Africalink

En savoir plus : https://zerocorona.org/


  • AFNOR : Normes pour les visières

La pénurie de masques chirurgicaux et FFP2 a suscité la multiplication de tutoriels et patrons pour la confection de masques de protection. Devant ce florilège de conseils et de modèles aux qualités hétérogènes et parfois douteuses, AFNOR a pris l’initiative de capitaliser sur une expertise collective de premier plan en produisant un document de référence proposant des exigences à satisfaire pour fabrication de nouveaux masques.

C’est le document AFNOR Spec – Masques barrières, accessible gratuitement : https://masques-barrieres.afnor.org/home/telechargement

Pour se procurer des masques aux normes AFNOR, les entreprises et les collectivités territoriales peuvent notamment obtenir des masques en se connectant sur la plateforme gouvernementale stopcovid19.fr.

Dans certains secteurs, des partenariats ont été mis en place par exemple Cdiscount livre des masques à des artisans et des commerçants en lien avec CCI France et CMA France.

En savoir plus : https://normalisation.afnor.org/actualites/covid-19-un-document-de-reference-pour-fabriquer-des-masques-barrieres/


Autres

  • Les restrictions de Covid-19 font des ravages dans les économies africaines (source : Sagaci Research)

Les rapports de mobilité de la communauté Google fournissent des informations précieuses sur l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la vie quotidienne dans 27 pays africains.

Ces données montrent les tendances des mouvements dans le temps dans différentes catégories de lieux, tels que le commerce de détail et les loisirs, les épiceries et les pharmacies, et les lieux de travail. Elles ont été recueillies fin mars 2020 et comparées aux jours de la semaine correspondants au cours de la période de cinq semaines allant du 3 janvier au 6 février 2020.

Indice composite de l’activité économique dans certains pays

Le tableau général est celui d’une baisse sans précédent (au moins en temps de paix) du niveau de l’activité économique dans la plupart des pays africains dans les secteurs couverts, avec une chute de plus de 50 % dans quatre pays et d’au moins un quart dans plus de la moitié d’entre eux.

Les pays les plus touchés (par ordre décroissant) sont l’île Maurice, la Réunion, l’Afrique du Sud, le Rwanda, la Namibie, le Cameroun, la Libye, l’Angola, l’Égypte et le Kenya. Le Zimbabwe et le Bénin sont des cas aberrants, étant les seuls pays à ne pas présenter de baisse significative de l’activité.

Variation en % par rapport à l’année de référence (3 janvier-6 février 2020)


Visites de commerces et de lieux de loisirs (centres commerciaux, cafés, etc.) à la fin mars 2020 (dix derniers pays)

Note : Cet indice composite a été calculé en faisant la moyenne des variations en pourcentage dans trois catégories (commerce de détail et loisirs, épicerie et pharmacie, et lieux de travail) pour chaque pays.

Ces données montrent que le niveau de perturbation causé par Covid-19 a généralement été plus important dans les économies plus développées d’Afrique (comme l’Afrique du Sud et l’île Maurice), qui ont toutes deux mis en place un verrouillage strict. Dans ces deux pays, la fréquentation des commerces de détail et des lieux de loisirs (tels que les centres commerciaux, les cafés et les cinémas) ainsi que des épiceries et des pharmacies a diminué d’au moins 60 %.

Variation en % par rapport à l’année de référence (3 janvier-6 février 2020)

Visites d’épiceries et de pharmacies à la fin mars 2020 (dix derniers pays)

Note : Cet indice composite a été calculé en faisant la moyenne des variations en pourcentage dans trois catégories (commerce de détail et loisirs, épicerie et pharmacie, et lieux de travail) pour chaque pays.

Sans surprise, les visites dans les supermarchés et les pharmacies ont généralement été plus stables que celles dans les centres commerciaux et les cafés. Deux pays, le Zimbabwe et le Ghana, ont en fait connu une augmentation des visites dans ces points de vente.

Variation en % par rapport à l’année de référence (3 janvier-6 février 2020)

Visites sur les lieux de travail fin mars 2020 (dix derniers pays)

La baisse des visites sur les lieux de travail a été relativement modeste, avec un peu plus de la moitié (14) des pays observés affichant une baisse de pas plus de 10 % par rapport au chiffre de base et quatre (Zimbabwe, Ghana, Bénin et Mozambique) affichant en fait des augmentations. Maurice et la Réunion ont été les seuls pays à enregistrer une baisse de plus de la moitié des visites sur le lieu de travail.

Variation en % par rapport à l’année de référence (3 janvier-6 février 2020)

Dans de nombreux pays subsahariens, des restrictions relativement modestes à la circulation ont été introduites, comme le couvre-feu du Kenya, du crépuscule à l’aube.

Un verrouillage à la chinoise ou même à l’européenne serait beaucoup plus douloureux dans cette région, où une grande partie de la population travaille dans le secteur informel, est indépendante ou est constituée de petits entrepreneurs.

Les mesures de verrouillage récemment introduites dans certaines régions du Ghana et du Nigeria entraîneront inévitablement un nouveau déclin de l’activité économique dans ces pays, mais il reste à voir dans quelle mesure ces mesures sont appliquées avec rigueur et dans quelle mesure elles sont respectées.

En savoir plus : https://www.sagaciresearch.com/covid-19-wreaks-havoc-on-african-economies-with-south-africa-and-rwanda-among-the-worst-hit/


Covid-19 : n’oublions pas le Sud – Tribune Acted (les Echos)

L’OMS craint que les pays du Sud, notamment le continent africain, deviennent rapidement un réservoir du virus. Anticipons ce risque, afin d’éviter une catastrophe sanitaire et, à terme, une nouvelle menace pour l’Europe.

Une tribune signée par Frederic de Saint-Sernin, Directeur général délégué d’Acted et ancien ministre sur l’impact du COVID-19 dans les pays du Sud.

Lire la tribune : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-covid-19-noublions-pas-le-sud-1197853

« La francophonie chez toi » – Action TV5 Monde

« La francophonie chez toi » présente les plus belles initiatives pour faire vivre la langue française sur le numérique à l’heure du confinement dû à l’épidémie de Covid-19.

L’émission emmène les internautes à travers le monde à la rencontre de celles et ceux qui se mobilisent pour continuer à vivre en francophonie chez soi.

En savoir plus : 

Accéder aux vidéos : https://langue-francaise.tv5monde.com/decouvrir/voyager-en-francais/la-francophonie-chez-toi

Et si l’Afrique gagnait contre le paludisme ?

Une solution africaine à base de plantes contre le paludisme et de surcroît génératrice de revenus ? C’est possible !

Utilisée de manière préventive et curative, l’Artemisia c’est aussi :une nouvelle filière économique, depuis le cultivateur jusqu’au pharmacien Pour les entreprises, une réduction de l’absentéisme lié au paludisme, un moyen d’émancipation économique des femmes, une perspective d’autonomie pour l’Afrique
contre la maladie.

Conférence organisée par La Maison de l’Afrique et La Maison de l’Artemisia avec le soutien de la CPCCAF.

Revoir la conférence : https://www.youtube.com/watch?v=Qx6OcBicK00&feature=youtu.be

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