Compagnonnage consulaire : c’est parti!

Mise à jour le 16 février 2015

Compagnonnage consulaire : c’est parti!

Albert Yuma-Mulimbi, Président de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones (CPCCAF) et Jean-Pierre Marcelli, Directeur Afrique de l’Agence Française de Développement (AFD), ont signé ce lundi 16 février une convention de partenariat pluriannuel portant sur un projet de compagnonnage consulaire pour le développement économique dans six pays d’Afrique subsaharienne. 

D’un montant global de 2,4 millions d’euros et d’une durée de trois années, ce projet permettra à sept chambres consulaires africaines membres du réseau de favoriser le développement des TPE/PME de six pays d’Afrique sub-saharienne.

Le projet de compagnonnage consulaire, est une technique d’appui entre deux chambres consulaires, un mentor et un « mentoré », qui constituent un binôme, pour l’ensemble de la durée du projet. Les ressources et savoir-faire combinés de la chambre mentorée et de la chambre mentor sont mis en synergie pour l’atteinte des objectifs.

Les binômes ainsi constitués sont la CMA de Vendée et la CCIMA du Cameroun, la CA de l’Ariège et la CAPEF du Cameroun, la CCI de Bordeaux et la CCI de Côte d’Ivoire, la CCI Paris Ile-de-France et la CCAIM du Gabon, la CMA du Rhône et la CCIA de Guinée, la CCI de Marseille-Provence et la CCIA de Mauritanie, la CMA Loire-Atlantique et la CCI Nantes Saint-Nazaire et la CCIAM de Pointe-Noire (RC),

Le projet vise à renforcer les organisations intermédiaires représentatives du secteur privé en renforçant leur offre de services à destination des  TPE/PME. Cet objectif s’inscrit plus largement dans les politiques de ces pays visant à soutenir le développement économique inclusif et la lutte contre la pauvreté. 

Ce projet innovant repose sur un triptyque d’accompagnement sur le terrain et à distance, d’innovation et de formation. Il s’articule en trois composantes principales : services en matière d’appui aux TPE-PME ; en matière d’offre de formation aux acteurs économiques ; et en matière de renforcement de leurs modes organisationnels (3). 

Le Président Albert Yuma-Mulimbi, lors de la cérémonie de signature, s’est déclaré très heureux de cette signature qui allait permettre « aux organisations intermédiaires représentatives du secteur privé de renforcer leur offre de service pour les TPE/PME africaines au service d’une croissance qui devait être nécessairement inclusive pour affronter les défis humains et sociaux de l’Afrique. »

Le vice-président en charge des CCI françaises, Christian Hérail, s’est félicité de l’aboutissement de ce projet « qui contribuera à favoriser les échanges économiques entre entreprises francophones. »

Patrice Beitz,  pour la CCI Paris Ile-de-France et au nom du 1er vice-président trésorier de la CPCCAF, Pierre-Antoine Gailly, a fait part de la reconnaissance que constituait cet engagement de l’AFD à l’égard des corps intermédiaires consulaire et la satisfaction de la CCI Paris Ile-de-France d’avoir toujours soutenu la CPCCAF.

Jean-Pierre Marcelli, directeur Afrique de l’AFD, s’est pour sa part réjoui de l’aboutissement de ce partenariat, qui donnait aux chambres consulaires l’opportunité de renforcer leurs compétences pour devenir des acteurs majeurs du développement local. Il a insisté sur la nécessité d’aboutir à des résultats concrets en termes de croissance et d’emplois qui constitueraient autant d’arguments pour renforcer ultérieurement ce partenariat.

http://economie.jeuneafrique.com/regions/international-panafricain/24137-business-lafd-soutient-les-chambres-consulaires-francophones.html

A lire aussi

21 février 2024 Actualité du réseau

Madiou Simpara, Président de la CCI du Mali rencontre le Ministre de l’industrie et du commerce Moussa Alassane Diallo

20 février 2024 Actualité Monde

L’Afrique domine le classement des vingt pays à la croissance économique la plus forte au monde en 2024

Coopération économique : le Président de la CCI-BF reçu en audience par le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Régionale et des Burkinabè de l’extérieur