Le Groupe de la Banque mondiale apporte une réponse rapide à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, en mobilisant ses financements d’urgence, son appui technique et ses investissements dans la préparation sanitaire. L’objectif est d’aider les deux pays à contenir la propagation du virus, à protéger les communautés vulnérables et à renforcer les systèmes de santé.
Une riposte centrée sur le terrain
La priorité immédiate consiste à acheminer rapidement des financements et un appui technique vers les acteurs de première ligne. Cela concerne notamment les agents de santé, les équipes de surveillance, les spécialistes de la mobilisation communautaire et les dispositifs de communication sur les risques.
La Banque mondiale insiste aussi sur le renforcement des systèmes de santé locaux et nationaux, en particulier les laboratoires, les mécanismes d’orientation des patients et les chaînes d’approvisionnement. L’enjeu est d’assurer une réponse rapide, mais aussi de consolider les capacités sanitaires sur le long terme.
La RDC déjà appuyée
En RDC, plusieurs projets en cours soutiennent directement la réponse à l’épidémie. Le projet HEPRR finance le déploiement d’épidémiologistes, d’experts en prévention et contrôle des infections, ainsi que d’équipes de communication sur les risques. Il appuie aussi les capacités de dépistage à Bunia.
Un autre projet, consacré à la nutrition et à la santé, permet de maintenir les services de santé maternelle, néonatale et de vaccination dans plus de 3 500 établissements. Le projet REDISSE a également permis de mettre en place un laboratoire de haut niveau de biosécurité à l’est du pays, devenu un centre clé de dépistage au cœur de la zone touchée.
L’Ouganda et la région mobilisés
En Ouganda, la Banque mondiale travaille avec les autorités nationales pour évaluer les besoins et mobiliser de nouveaux appuis. L’institution dit avoir déjà accompagné le pays lors de précédentes épidémies de grande ampleur et poursuit ses efforts pour soutenir la réponse en cours.
La dimension transfrontalière est jugée particulièrement importante, compte tenu des flux de population et d’échanges commerciaux dans la région. Le Soudan du Sud et d’autres pays voisins renforcent aussi leurs dispositifs de préparation avec l’appui de la Banque mondiale et de ses partenaires.
Des mécanismes de crise activés
La Banque mondiale rappelle qu’elle dispose d’outils spécifiques pour répondre aux urgences sanitaires. Sa boîte à outils de réponse aux crises et son mécanisme de financement des crises permettent de réaffecter des ressources et de débloquer rapidement des fonds d’urgence.
Le Fonds de lutte contre les pandémies, hébergé par la Banque mondiale, est également mobilisé. Il soutient le déploiement de dispositifs de surveillance, de diagnostic, de communication sur les risques et d’engagement communautaire dans les zones touchées ainsi que dans les pays voisins.
Vers des systèmes de santé plus résilients
Au-delà de l’urgence, cette épidémie rappelle l’importance de systèmes de santé résilients. La Banque mondiale veut offrir des soins de qualité et abordables à 1,5 milliard de personnes d’ici 2030, en renforçant les financements, les effectifs de santé, les soins primaires et la production locale de médicaments.
Dans cette logique, l’initiative AIM2030 vise à améliorer l’accès aux produits médicaux essentiels et à développer des capacités de fabrication durables en Afrique. La riposte à Ebola s’inscrit donc dans une stratégie plus large de sécurité sanitaire et de préparation aux crises futures.
Source : Groupe de la Banque mondiale, note sur la riposte à l’épidémie d’Ebola en RDC et en Ouganda, juin 2026.
